Economic slowdown likely to force workers to accept lower quality jobs (18 January 2023, Global)

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Economic slowdown likely to force workers to accept lower quality jobs

Faltering global employment growth and the pressure on decent working conditions risk undermining social justice, according to the ILO’s World Employment and Social Outlook: Trends 2023 report.

 

GENEVA (ILO News) – The current global economic slowdown is likely to force more workers to accept lower quality, poorly paid jobs which lack job security and social protection, so accentuating inequalities exacerbated by the COVID-19 crisis, according to a new International Labour Organization (ILO) report.

The ILO’s World Employment and Social Outlook: Trends 2023  (WESO Trends), also projects that global employment growth will be only 1.0 per cent in 2023, less than half the level in 2022. Global unemployment is slated to rise slightly in 2023, by around 3 million, to 208 million (corresponding to a global unemployment rate of 5.8 per cent). The moderate size of this projected increase is largely due to tight labour supply in high-income countries. This would mark a reversal of the decline in global unemployment seen between 2020-2022. It means that global unemployment will remain 16 million above the pre-crisis benchmark (set in 2019).

In addition to unemployment “job quality remains a key concern”, the report says, adding that “Decent Work is fundamental to social justice”. A decade of progress in poverty reduction faltered during the COVID-19 crisis . Despite a nascent recovery during 2021, the continuing shortage of better job opportunities is likely to worsen, the study says.

The current slowdown means that many workers will have to accept lower quality jobs, often at very low pay, sometimes with insufficient hours. Furthermore, as prices rise faster than nominal labour incomes, the cost-of-living crisis risks pushing more people into poverty. This trend comes on top of significant declines in income seen during the COVID-19 crisis, which in many countries affected low-income groups worst.

The report also identifies a new, comprehensive measure of unmet need for employment – the global jobs gap. As well as those who are unemployed, this measure includes people who want employment but are not actively searching for a job, either because they are discouraged or because they have other obligations such as care responsibilities. The global jobs gap stood at 473 million in 2022, around 33 million above the level of 2019.

 

Stagflation conditions threaten productivity and labour market recovery

The labour market deterioration is mainly due to emerging geopolitical tensions and the Ukraine conflict, uneven pandemic recovery, and continuing bottlenecks in global supply chains, the WESO Trends says. Together, these have created the conditions for stagflation – simultaneously high inflation and low growth – for the first time since the 1970s.

Women and young people are faring significantly worse in labour markets. Globally, the labour force participation rate of women stood at 47.4 per cent in 2022, compared with 72.3 per cent for men. This 24.9 percentage point gap means that for every economically inactive man there are two such women.

Young people (aged 15–24) face severe difficulties in finding and keeping decent employment. Their unemployment rate is three times that of adults. More than one-in-five – 23.5 per cent – of young people are not in employment, education or training (NEET).

“The need for more decent work and social justice is clear and urgent,” said ILO Director-General, Gilbert F. Houngbo. “But if we are to meet these multiple challenges, we must work together to create a new global social contract. The ILO will be campaigning for a Global Coalition for Social Justice to build support, create the policies needed, and prepare us for the future of work.”

“The slowdown in global employment growth means that we don’t expect the losses incurred during the COVID-19 crisis to be recovered before 2025,” said Richard Samans, Director of the ILO’s Research Department and report coordinator. “The slowdown in productivity growth is also a significant concern, as productivity is essential for addressing the interlinked crises we face in purchasing power, ecological sustainability and human well-being.”

Significant variations in regional 2023 labour market prospects

In 2023 Africa and the Arab States should see employment growth of around 3 per cent or more. However, with their growing working-age populations, both regions are likely to see unemployment rates decline only modestly (from 7.4 to 7.3 per cent in Africa and 8.5 to 8.2 per cent in the Arab States).

In Asia and the Pacific and Latin America and the Caribbean, annual employment growth is projected to be around 1 per cent. In Northern America there will be few or no employment gains in 2023 and unemployment will pick up, says the report.

Europe and Central Asia are particularly hard hit by the economic fallout from the Ukraine conflict. But while employment is projected to decline in 2023, their unemployment rates should increase only slightly given the backdrop of limited growth in the working-age population.

 

This article was published at the website of the ILO:

WESO Trends 2023: Economic slowdown likely to force workers to accept lower quality jobs (ilo.org)

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Le ralentissement économique pourrait contraindre les travailleurs à accepter des emplois de mauvaise qualité

L’essoufflement de la croissance mondiale de l’emploi et la pression exercée sur les conditions de travail décentes risquent de compromettre la justice sociale, selon le rapport Emploi et questions sociales dans le monde: Tendances 2023 de l’OIT.

 

GENÈVE (OIT Infos) – Selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT), le ralentissement actuel de l’économie mondiale risque de contraindre davantage de travailleurs à accepter des emplois de moindre qualité, mal rémunérés, précaires, et dépourvus de protection sociale, accentuant ainsi les inégalités exacerbées par la crise du COVID-19.

Le rapport Emploi et questions sociales dans le monde: Tendances 2023  de l’OIT prévoit aussi que la croissance de l’emploi mondial ne sera que de 1,0 pour cent en 2023, moins de la moitié du niveau de 2022. Le chômage mondial devrait augmenter légèrement en 2023, d’environ 3 millions, pour atteindre 208 millions (correspondant à un taux de chômage mondial de 5,8 pour cent). L’ampleur modérée de cette hausse est principalement due à une offre de main-d’œuvre insuffisante dans les pays à revenu élevé. Cela marquerait une inversion de la baisse du chômage mondial observée entre 2020-2022. Le chômage mondial restera donc supérieur d’environ 16 millions à son niveau de référence avant la crise (fixé en 2019).

En plus du chômage, «la qualité des emplois demeure un important sujet de préoccupation», selon le rapport qui rappelle que «le travail décent est essentiel à la justice sociale». Une décennie de progrès en matière de réduction de la pauvreté ont volé en éclats pendant la crise du COVID-19. Malgré un début de reprise en 2021, la pénurie chronique de meilleures possibilités d’emploi devrait s’aggraver, selon l’étude.

Le ralentissement actuel signifie que de nombreux travailleurs devront accepter des emplois de moindre qualité, souvent très mal payés, avec parfois des durées de travail insuffisantes. En outre, comme les prix augmentent plus vite que les revenus nominaux du travail, la crise du coût de la vie risque de précipiter davantage de personnes dans la pauvreté. Cette tendance vient s’ajouter aux baisses importantes de revenus constatées pendant la crise du COVID-19 qui, dans de nombreux pays, ont affecté le plus durement les groupes à faible revenu.

Le rapport identifie également une nouvelle mesure globale des besoins non satisfaits en matière d’emploi – le déficit global d’emplois. En plus des personnes au chômage, cette mesure inclut les personnes qui veulent travailler mais ne cherchent pas activement un emploi, soit parce qu’elles sont découragées, soit parce qu’elles ont d’autres responsabilités, d’ordre familial par exemple. Le déficit mondial d’emplois s’élevait à 473 millions en 2022, environ 33 millions au-dessus du niveau de 2019.

 

La situation de stagflation menace la productivité et la reprise du marché du travail

La détérioration du marché du travail est principalement due à l’émergence de tensions géopolitiques et à la guerre en Ukraine, à une reprise inégale de la pandémie et à la persistance de goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, selon les Tendances 2023. Tous ces facteurs ont créé les conditions d’une stagflation – une inflation élevée et une faible croissance simultanées – pour la première fois depuis les années 1970.

Les femmes et les jeunes sont nettement moins bien lotis sur les marchés du travail. A l’échelle mondiale, le taux d’activité des femmes s’élevait à 47,4 pour cent en 2022, contre 72,3 pour cent pour les hommes. Cet écart de 24,9 points de pourcentage signifie que, pour chaque homme économiquement inactif, on compte deux femmes inactives.

Les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) sont confrontés à de graves difficultés pour trouver un emploi décent et le conserver. Leur taux de chômage est trois fois supérieur à celui des adultes. Plus d’un jeune sur cinq – 23,5 pour cent – n’est ni en emploi, ni en études ni en formation.

«Le besoin de plus de travail décent et de justice sociale est clair et urgent», a déclaré le Directeur général Gilbert F. Houngbo. «Mais si nous voulons relever ces multiples défis, nous devons travailler ensemble à la création d’un nouveau contrat social mondial. L’OIT fera campagne pour une coalition mondiale pour la justice sociale en vue de fédérer les soutiens et d’élaborer les politiques nécessaires et de nous préparer à l’avenir du travail.»

«En raison du ralentissement de la croissance de l’emploi mondial, nous n’espérons pas pouvoir compenser les pertes subies pendant la crise du COVID-19 avant 2025», a déclaré Richard Samans, Directeur du département de la recherche de l’OIT et coordinateur du rapport. «Le fléchissement de la croissance de la productivité nous préoccupe également beaucoup, car la productivité est essentielle pour faire face aux crises interdépendantes auxquelles nous sommes confrontés en matière de pouvoir d’achat, de durabilité écologique et de bien-être humain.»

Les prévisions sur le marché du travail en 2023 varient beaucoup selon les régions

En 2023, l’Afrique et les États arabes devraient connaît une croissance de l’emploi d’environ 3 pour cent ou plus. Cependant, en raison de l’augmentation de leur population en âge de travailler, les deux régions ne devraient enregistrer qu’un recul modeste des taux de chômage (de 7,4 à 7,3 pour cent en Afrique et de 8,5 à 8,2 pour cent dans les États arabes).

Dans les régions d’Asie et Pacifique et d’Amérique latine et Caraïbes, la croissance annuelle de l’emploi devrait atteindre environ 1 pour cent. En Amérique du Nord, les gains d’emploi seront faibles ou nuls et le chômage repartira à la hausse, selon le rapport.

La région Europe et Asie centrale est particulièrement touchée par les retombées économiques du conflit en Ukraine. Certes l’emploi devrait diminuer en 2023, mais les taux de chômage ne devraient augmenter que légèrement compte tenu du contexte de croissance limitée de la population en âge de travailler.

 

Ce communiqué est également disponible dans la section des nouvelles sur le site Web de OIT:

Emploi et questions sociales dans le monde: Tendances 2023: Le ralentissement économique pourrait contraindre les travailleurs à accepter des emplois de mauvaise qualité (ilo.org)

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Los trabajadores podrían verse obligados a aceptar empleos de menor calidad como consecuencia de la desaceleración económica

Según el informe de la OIT “Perspectivas sociales y del empleo en el mundo: Tendencias 2023”, el insuficiente aumento del empleo a escala mundial y la dificultad para fomentar el empleo decente pueden poner en riesgo la justicia social.

 

GINEBRA (Noticias OIT) – Según un nuevo informe de la Organización Internacional del Trabajo (OIT), es probable que la actual desaceleración económica mundial obligue a más trabajadores a aceptar empleos de menor calidad, mal pagados y carentes de seguridad laboral y protección social, acentuando así las desigualdades exacerbadas por la crisis de la COVID-19.

En el informe de la OIT Perspectivas sociales y del empleo en el mundo: Tendencias 2023  se prevé asimismo que el empleo a escala mundial registre únicamente un aumento del uno por ciento en 2023, menos de la mitad del aumento registrado en 2022. Se prevé asimismo que el desempleo a escala mundial aumente levemente en 2023, en unos 3 millones, hasta alcanzar 208 millones de desempleados (valor equiparable a una tasa de desempleo mundial del 5,8 por ciento). Ese moderado aumento previsto obedece en gran medida a la escasa oferta de trabajo en los países de altos ingresos. Ello invertiría la tendencia a la baja del desempleo mundial registrada de 2020 a 2022. En consecuencia, a escala mundial seguirá habiendo 16 millones de personas desempleadas más que en período de referencia previo a la crisis (valor con respecto a 2019).

En el informe también se señala que, además del desempleo, “la calidad del empleo sigue constituyendo una de las principales inquietudes”, y que “el trabajo decente es primordial para facilitar la justicia social”. La crisis de la COVID-19  mermó los avances logrados a lo largo de un decenio para disminuir la pobreza. Pese a la leve recuperación registrada en 2021, cabe esperar que la compleja situación actual para encontrar empleo de mejor calidad se vea agravada, según se desprende de los resultados del estudio.

A raíz de la actual coyuntura de desaceleración, muchos trabajadores se verán obligados a aceptar empleos de peor calidad, con frecuencia insuficientemente remunerados, y, en ocasiones, sin contar con las horas de trabajo necesarias. Por otro lado, habida cuenta de que los precios aumentan a un ritmo más rápido que los ingresos nominales por trabajo, la crisis asociada al coste de la vida podría aumentar el número de personas en situación de pobreza. Esto se suma a la amplia caída de ingresos registrada durante la crisis de COVID-19, que en muchos países afectó en mayor medida a los grupos de bajos ingresos.

En el informe también se pone de manifiesto una nueva metodología para determinar exhaustivamente las necesidades no satisfechas en materia de empleo, a saber, el déficit mundial de empleo. Dicha metodología abarca tanto las personas desempleadas como las personas que desean trabajar pero que no buscan empleo activamente, ya sea por falta de motivación, o por tener que cumplir otras obligaciones, en particular responsabilidades asistenciales. El déficit mundial de empleo registrado en 2022 fue de 473 millones de personas, alrededor de 33 millones de personas más que en 2019.

 

La situación de estanflación pone en riesgo la productividad y la recuperación del mercado de trabajo

El empeoramiento de la situación del mercado de trabajo obedece principalmente a nuevas tensiones geopolíticas y al conflicto de Ucrania, así como a la dispar recuperación tras la pandemia y a las frecuentes interrupciones de las cadenas de suministro a escala mundial, según se pone de relieve en el informe de la OIT sobre perspectivas sociales y del empleo en el mundo. Todo ello ha dado lugar a una situación de estanflación, que conjuga simultáneamente una inflación elevada y un crecimiento económico insuficiente, por primera vez desde el decenio de 1970.

La situación de las mujeres y de los jóvenes en el mercado de trabajo es particularmente adversa. A escala mundial, la tasa de participación de las mujeres en la fuerza de trabajo alcanzó el 47,4 por ciento en 2022, frente al 72,3 por ciento de los hombres. Esa diferencia de 24,9 puntos porcentuales conlleva que por cada hombre económicamente inactivo haya dos mujeres en la misma situación.

Los jóvenes (de 15 a 24 años) deben afrontar graves dificultades para encontrar y mantener un empleo digno. Su tasa de desempleo es tres veces superior a la de los adultos. Más de uno de cada cinco jóvenes, a saber, el 23,5 por ciento no trabaja, no estudia, ni participa en algún programa de formación (jóvenes “nini”).

“La necesidad de fomentar el trabajo decente y la justicia social es clara y acuciante”, señaló Gilbert F. Houngbo, Director General de la OIT. “La superación de todos esos retos requiere que colaboremos para facilitar el establecimiento de un nuevo contrato social a escala mundial”. La OIT abogará por una Coalición mundial que promueva la justicia social a fin de lograr el apoyo necesario a tal efecto, formular las políticas pertinentes y sentar las bases del futuro del trabajo”.

“El menor ritmo de aumento del empleo a escala mundial significa que las pérdidas ocasionadas durante la crisis de COVID-19 probablemente no se compensen antes de 2025”, declaró Richard Samans, Director del Departamento de Investigaciones de la OIT y coordinador del informe. “El menor ritmo de aumento de la productividad constituye asimismo una gran inquietud, puesto que la productividad es esencial para afrontar crisis mutuamente relacionadas en cuanto a poder adquisitivo, sostenibilidad ecológica y bienestar humano”.

Variaciones sustanciales de las perspectivas del mercado de trabajo para 2023 a escala regional

Se prevé que en África y en los Estados árabes se registre en 2023 un aumento del empleo del 3 por ciento, como mínimo. Sin embargo, habida cuenta del aumento de su población en edad de trabajar, cabe esperar que en ambas regiones las tasas de desempleo sólo disminuyan levemente (del 7,4 al 7,3 por ciento en África, y del 8,5 al 8,2 por ciento en los Estados árabes).

En Asia y el Pacífico, así como en América Latina y el Caribe, se prevé que el aumento anual del empleo se sitúe en torno al uno por ciento. En América septentrional, el aumento del empleo será muy leve, o inexistente, en 2023, y se producirá un repunte del desempleo, según el citado informe.

Europa y Asia Central se ven particularmente afectadas por los efectos económicos del conflicto en Ucrania. No obstante, aunque se prevé que el empleo disminuya en 2023, cabe esperar que la tasa de desempleo en la región solo aumente levemente, habida cuenta del insuficiente aumento de la población en edad de trabajar.

 

Este artículo fue publicado en la página web de OIT:

Perspectivas sociales y del empleo en el mundo: Tendencias 2023: Los trabajadores podrían verse obligados a aceptar empleos de menor calidad como consecuencia de la desaceleración económica (ilo.org)